Voici le troisième texte des aventures de Kenaï.

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Déjà deux semaines que je suis arrivé dans ma nouvelle famille. Tout le monde m’aime, me cajole, joue avec moi, me promène. C’est incroyable car je vis dans un immense jardin où différentes odeurs se mêlent. J’aime m’y promener et laisser ma truffe parcourir les herbes, la haie, le terreau, les pierres. Mais ma plus grande chance c’est de vivre auprès de Taïga.

Maintenant je suis capable de faire comme elle. Je retrousse mes babines et je jappe lorsque nous faisons la bagarre. Je roule, je boule, je saute sur mes quatre pattes. Peggy, ma nouvelle Cécile, dit que je suis un cabri ou un chamois. Je ne sais pas ce que c’est, mais ça doit être drôle parce qu’elle rit aux éclats lorsque je saute ainsi.

Je joue, je mâchouille, je joue encore, je mange, comme un glouton apparemment, et je dors beaucoup. Taïga joue de plus en plus avec moi. Elle a compris que je ne prendrai jamais sa place. D’ailleurs je suis triste lorsqu’elle part de longues heures en promenade sans moi. Peggy passe du temps avec elle aussi. Je ne peux pas encore la suivre dans ses randonnées. Alors je m’entraîne tout seul dans le jardin à renforcer mes pattes. Je gratte très fort la terre, je cours après mes jouets, je saute après les oiseaux qui osent se poser près de moi. Un jour, je serai un super chien de traîneau. Comme Taïga, je porterai le harnais. Elle a l’air si heureuse lorsqu’il est sur son dos et qu’elle part !

Depuis trois jours, je sors mais sans le harnais et beaucoup moins longtemps qu’elle. Je m’assois tout seul et j’attends que Peggy attache la laisse, que je finis par mordiller un peu. Je ne suis pas habitué à tous ces bruits dans la rue. Les odeurs y sont différentes, pas toujours agréables, mais lorsque nous arrivons dans les chemins, je me sens bien. Je renifle, j’arrache des herbes pour les goûter, je m’habitue à la laisse. Je réclame souvent la promenade, je suis curieux.

Hier, Taïga et Baptiste sont venus avec nous. Taïga est une chienne de tête. Elle connaît toutes ses directions. Moi, j’allais un peu partout. Elle marchait vite et je ne pouvais pas la suivre, j’ai beaucoup tiré et au bout de dix minutes, j’étais épuisé. Peggy m’a porté. J’avais envie de courir auprès d’elle, de la suivre et de lui montrer que je suis un chien de traîneau moi aussi, que je suis rapide et fort. Pour le moment, ce n’est pas le cas. Il va falloir que je gratte encore plus fort dans le jardin et que je m’entraîne. Nos parties de jeu, de cache-cache vont me renforcer. Un jour, je marcherai à tes côtés mon amie, et ensemble nous parcourrons de grandes distances. Quand je rêve, mes pattes bougent toutes seules. Je me vois en train de courir et de porter le harnais.

Je suis Kenaï, le chien de traîneau.

 

 

 

 

 

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